Sacré champion du monde 125cc, au terme d'une saison mémorable, Mike di Meglio a parfaitement rempli sa mission.
Le Français, qui ne figurait pas nécessairement parmi les favoris au titre, a réussi à élever son niveau et n'est pas peu fier de ses performances.
Il s'est idéalement placé en s'imposant au Mans, devant son public. Cette première victoire de la saison n'aurait pu mieux tomber et lui a permis de prendre la tête du championnat.
« Quand j'ai pris la tête, au Mans, je ne pensais pas au championnat. Il restait beaucoup de course et rien n'était joué. J'avais vu Simone Corsi mener avec une belle avance et tout perdre en seulement deux courses, alors je voulais juste continuer à travailler pour être rapide partout », expliquait Di Meglio.
« Il y avait beaucoup de monde (au Mans) et c'était génial. J'ai fait pas mal de ‘burn'… six, il me semble, dans le tour de décélération! », poursuivait-il.
« Au Qatar, j'avais mené la course, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je m'étais très bien senti tout le week-end et je n'ai eu qu'un petit souci de piston en course. Ce fut une très belle première course et nous avons continué à travailler pour le titre. Mais je n'avais jamais pensé mener le championnat du monde au Mans. »
Cette victoire dans le Grand Prix de France était la deuxième de sa carrière, après la Turquie 2005. Toutes deux étaient arrivées sous la pluie… et Mike s'est retrouvé étiqueté spécialiste de la pluie.
« Tout le monde disait ‘Oh, Mike, il attend la pluie', mais je ne suis pas comme ça.
Je préfère piloter sur le sec parce qu'on peut sentir la moto, bouger et essayer de compenser certains soucis », soulignait le pilote Derbi Ajo, ravi de faire mentir sa réputation à Barcelone.
Et il est allé chercher le titre mondial sous le soleil australien, à Phillip Island. Disposant alors d'une avance confortable au classement, Di Meglio s'est montré dominateur tout au long du week-end et s'est imposé avec autorité.
« Nous avons été très rapides tout le week-end. La moto était très, très, bonne et je pense que j'ai compris comment adapter mon pilotage à la machine. J'ai dominé chaque séance. En course, je savais que je pourrais m'échapper mais j'avais un peu peur de faire des erreurs. Je n'ai pas pris un excellent départ mais je me suis rapidement senti bien sur la moto et je suis repassé en tête. Ce fut une course facile. »