Nicky Hayden, contraint de déclarer forfait à Brno, fera son retour au guidon, ce week-end, pour disputer le Grand Prix de San Marino.
L'Américain a travaillé dur pour soigner la blessure de son talon droit, faisant appel à toutes les techniques possibles.
« J'ai fait tous les trucs ‘vaudou' qu'ils te conseillent de faire : stimulateurs osseux, lasers, ultrasons, tous ces trucs… Je fais tout ce qui existe pour revenir », confiait-il.
« J'espérais que mes progrès seraient plus rapides. J'ai encore besoin de béquilles mais j'ai bien l'intention d'essayer de piloter. J'ai fait un peu d'entraînement en piscine et un peu en salle. »
Le pilote Repsol Honda, impatient de retrouver son team, ne devrait donc pas être en pleine possession de ses moyens mais fera de son mieux pour rapporter un bon résultat de Misano et, ainsi, faire oublier son absence en République Tchèque.
Il lui faudra, cependant, espérer que son équipe disposera de pneus Michelin plus compétitifs que dans les derniers rendez-vous du championnat. Son équipier Dani Pedrosa, extrêmement déçu à Brno, attendra lui aussi une réaction du manufacturier pneumatique français.
« J'espère que nous passerons un meilleur week-end à Misano, même si je n'y avais pas eu de chance l'année dernière – un pilote m'avait sorti dans le tout premier virage », confiait l'Espagnol.
« Le circuit de Misano est assez rapide mais est étroit et serré. Le niveau de grip est correct, l'an passé nous avions utilisé des pneus medium parce qu'il faisait assez chaud.
La piste était aussi très bosselée. »
« Du point de vue des réglages, le plus important est d'être performant au freinage et d'avoir une bonne stabilité à l'accélération. C'est le genre de circuit qui demande un pilotage agressif », poursuivait-il.
Misano a été réinscrit au calendrier du championnat du monde la saison dernière, après quatorze ans d'absence et d'importantes modifications. Désormais emprunté dans le sens des aiguilles d'une montre, il présente de nombreux virages serrés et lents.
L'épreuve n'avait pas particulièrement souri à l'équipe Repsol Honda, en 2007, ses deux pilotes ayant été victimes de la mêlée du premier virage.
Sandrine BOUCHARD
© CAPSIS International